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Publié le lundi 18 février 2019 à 18h16min par Martin Venzal

Enosis : « Notre biogaz permet de capter du CO2 et pourra être utilisé par les bus »

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Stéphane Palmade, directeur général de Enosis, explique comment son entreprise a développé une solution innovante pour permettre à du gaz recyclant du CO2 par méthanation d’être utilisé à terme par les réseaux classiques.

Programme réalisé dans le cadre du salon Occitanie Innov

5 Commentaires

  • Le 19 février à 07:07 , par joseph

    J’ai tout de meme beaucoup de mal à comprendre la dialectique de ce projet : le biogaz est deja sensé etre du methane .
    Alors entendre dire que le methane va recycler du CO2 en methane , m’inquiete pour la santé mentale de tous ceux qui ont decidé de promouvoir à outrance ce projet .
    La volonté de valoriser nos laboratoires quelque soit le sujet conduit à des abberations que la structure TTT n’est visiblement pas capable d’arreter.
    La region , pour une raison indeterminée , c’est mis en tete que le biogas était la solution pour sauver la planete mais elle a oublié toutes les pollutions liées à l’agriculture , le probleme de l’assechement des cours d’eau par les paysans , les nuisances olfactives , le bilan carbone nul pour la filiere biogas .
    Notre region a aussi décidé d’accueillir le projet insensé de route solaire , autre abberation ecologique , economique et technologique qui n’a que 2 retombées positives : les subventions à colas et à 3M , 2 societes qui n’en avaient pas besoin .
    Les conseillers en ecologie de Mme Delga sont decidement bons pour entrer dans la filiere recyclage .

    • Le 19 février à 16:36, par Tristan RIGOU

      @ Joseph. La méthanation est en effet une chose complexe et l’intervention de M. Palmade passe vite sur les détails. Toutefois vous pouvez être rassuré sur les choix qui ont été faits, voilà pourquoi :

      Il faut tout d’abord savoir que le biogaz contient toujours environ 40 à 50 % de CO² (gaz carbonique) le reste étant surtout du méthane (CH4 ou encore « gaz naturel »). Le méthane ou biométhane puisqu’il est produit à partir de sources renouvelables peut être injecté dans le réseau. Le CO² lui ne peut pas l’être puisqu’il n’apporte pas d’énergie.

      Mais il existe une solution, c’est de produire de l’hydrogène par électrolyse puis de le combiner au CO² : CO² + 4 H² = CH4 + 2 H2O : c’est la réaction de méthanation qui a été découverte par un Toulousain : Paul Sabatier.
      C’est déjà réalisé dans plusieurs installations en France et dans le monde, en général par un procédé chimique (avec un « catalyseur »). L’originalité du procédé décrit ici est qu’il utilise des bactéries à la place.

      Au final, à partir de l’hydrogène produit avec de l’électricité renouvelable on a stocké cette énergie dans le gaz, mieux que ne le feraient des batteries, car ce gaz est stockable pratiquement sans limite avec un bon rendement.

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      • Le 20 février à 11:09, par joseph

        Je comprends votre intervention pour justifier ce projet puisque vous étes salarié de GRDF ,qui cherche à promouvoir l’utilisation du gaz.
        Il n’en reste pas moins que ce qui est proposé est une usine à gaz ( jeu de mot facile je vous le concede ) dans laquelle l’empilage des solutions et les pertes de rendements successifs ainsi que la complexité des procédés vont vite faire perdre l’interet de la chose , alors meme que l’interet par rapport à d’autres solutions n’est pas demontré .
        Les -139 Kilo joules par mole de la reaction de methanisation ne vont pas jouer en faveur d’un bon rendement .
        La separation entre co2 et ch4 concourre aussi à une perte d’energie .
        Quel rendement energetique final objectif et honnete GRDF annonce t il sur cette operation ?
        Merci de me renvoyer sur un rapport technique le confirmant .
        Je maintiens donc tous mes propos et regrette que la region subisse visiblement un lobbying tres actif de la part de GRDF sur le sujet .
        Je vous rappelle que les energies renouvelables donnent lieu à des abberations scientifiques et techniques qui aboutissent toujours à une liquidation : des exemples
        gual industrie avec ses eoliennes qui consommaient plus d’energie qu’elles en produisaient et qui fut sponsorisée par Georges Freche alors president de region
        newwind et son arbre à vent qui produisait de quoi alimenter quelques led, liquidée au bout de 3 ans apres avoir reçu 800 000 euros de BPI contre l’avis de l’ademe et pompé de pauvres petits investisseurs sur wiseed
        la route solaire , aberration ecologique , economique et technologique dont les 5 millions de subventions publiques sont un scandale

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  • Le 19 février à 07:28 , par joseph

    il aurait été plus honnete de dire « notre procédé permet de capter du CO2 dans la campagne et de le rejeter dans les villes » ce qui sera effectivement le cas CH4 + O2 -> CO2 + 2H2O que tout le monde a visiblement oublié
    On pourrait aussi s’amuser à rappeler que H2O rejeté par la combustion est un gaz à effet de serre ( d’ailleurs H2O contribue pour 80 à 90% à l’effet de serre mais cela personne n’en parle )
    . Nous sommes donc doublement puni . Le biogas n’est pas vraiment une evolution souhaitable .
    Mme Delga il faut absolument revoir votre copie .
    Merci

    • Le 19 février à 16:59, par Tristan RIGOU

      Vous avez raison de dire qu’en effet, il y a un transfert du CO² du lieu de production du biogaz à l’endroit où il est consommé.

      Mais outre que cela peut être à la campagne comme à la ville, cela n’a pas d’importance du point de vue climatique puisque les phénomènes d’effet de serre sont à l’échelle planétaire et non pas de quelques kilomètres.
      Ce transfert veux donc dire que globalement que l’effet de ce procédé est nul sur l’effet de serre.

      Concernant l’H2O, il participe fortement en effet à l’effet de serre mais sans comparaison avec le CO² à volume égal et ce n’est pas la combustion du CH4 qui influe sur la teneur en H2O de l’atmosphère, mais essentiellement l’évaporation qui elle-même est liée à la température de l’atmosphère, du sol et des océans.

      Concernant enfin le biogaz, lui aussi est neutre sur l’effet de serre, car dans l’ensemble des réactions chimiques qui ont lieu, tout se passe comme si on récupérait l’énergie solaire captée par les plantes en grandissant. On pourrait même dire que le biogaz c’est de l’énergie solaire naturelle.

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